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Inondations à Boma : La motion de l’honorable Marie Josée Niongo relance le débat sur la prévention et la responsabilité de l’État

Catégorie : Société • Publié le 10/12/2025

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Les inondations meurtrières qui ont frappé la ville de Boma ce 10 décembre 2025 ne constituent pas seulement une tragédie humanitaire. Elles révèlent, une fois de plus, la faiblesse structurelle du système de prévention des risques et l’absence d’investissements publics durables dans les infrastructures de résilience.


C’est dans ce contexte que l’honorable Marie Josée Niongo Nsuami, députée nationale élue de Boma, a déposé une motion d’information à l’Assemblée nationale pour alerter le pays sur l’urgence d’une réponse gouvernementale cohérente et durable.


Alors que la ville enregistrait trois jours consécutifs de pluies torrentielles, le manque d’ouvrages d’évacuation d’eau, l’érosion non maîtrisée et la dégradation prolongée des routes ont amplifié la catastrophe. Près d’un tiers de la ville a été submergé, entraînant pertes en vies humaines, destruction d’habitations, effondrement de ponts et paralysie du centre-ville, véritable moteur économique de Boma.

Pour l’honorable Niongo, cette nouvelle tragédie n’est pas un incident isolé, mais le symptôme d’un problème structurel. La députée a rappelé que Boma a connu, au cours des dernières années, une succession d’inondations similaires, parfois encore plus graves, sans qu’un plan de prévention national ne soit mis en œuvre.

Une motion qui dépasse la simple alerte : un plaidoyer pour la responsabilité institutionnelle

Dans son intervention, Marie Josée Niongo n’a pas seulement décrit l’ampleur des dégâts ; elle a posé un débat de fond : la responsabilité de l’État dans la protection des populations exposées aux catastrophes naturelles.

Elle a interpellé non seulement les ministères des Affaires sociales, des Affaires humanitaires, de l’EPST, de l’ITPR et de la Santé, mais a aussi insisté sur la nécessité d’une articulation entre ces institutions, trop souvent fragmentées dans leurs interventions.

> « Boma ne peut pas continuellement compter sur des interventions ponctuelles. Nous avons besoin d’un plan national de prévention, d’un investissement réel dans les infrastructures et d’un accompagnement durable des populations exposées », a-t-elle martelé.



Son intervention sonne comme un rappel que la gestion des catastrophes n’est pas seulement une affaire de secours d’urgence, mais un enjeu de gouvernance, de planification et d’anticipation.



Au-delà de la catastrophe immédiate, l’honorable Niongo a exprimé ses inquiétudes quant au risque élevé d’épidémies notamment des maladies hydriques dans cette ville où l’eau stagnante se mêle aux débris, aux déchets et parfois aux eaux usées.

Elle a plaidé pour une réponse en trois axes :

Aide humanitaire immédiate : vivres, abris, soins d’urgence et assainissement, Reconstruction d’infrastructures essentielles : routes, ponts, écoles, centres de santé, Mise en place d’un plan de prévention durable incluant drainage, reboisement, cartographie des zones à risque et sensibilisation communautaire.


Une interpellation qui remet Boma au centre du débat national

Très touchée par les dégâts subis par ses électeurs, Marie Josée Niongo a aussi souligné la nécessité d’un bilan technique complet, réalisé en collaboration avec les autorités locales, les urbanistes et les spécialistes du climat.

Son appel dépasse le cadre local : il invite l’État à intégrer la question des catastrophes naturelles dans ses priorités nationales, à l’heure où plusieurs villes du pays — Kinshasa, Uvira, Matadi, Kikwit connaissent également des phénomènes similaires.


Plus qu’une simple déclaration, la motion d’information de l’honorable Marie Josée Niongo apparaît comme un signal d’alarme, mais aussi comme une opportunité de réflexion. Elle pose une question essentielle : combien de catastrophes faudra-t-il pour que la prévention devienne une priorité nationale ?

En rappelant la souffrance de Boma, la députée relance le débat sur la gouvernance, l’anticipation et la responsabilité collective face aux risques climatiques, dans un pays où les populations vulnérables paient trop souvent le prix fort.

Bosco Kiaka

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