MBANZA-NGUNGU , L’insécurité prend une tournure sacrilège dans le territoire de Mbanza-Ngungu. Dans la nuit du vendredi 9 au samedi 10 janvier, le village Kinti (groupement Makuta, secteur de Kwilu-Ngongo) a été le théâtre d’un acte de vandalisme funéraire qui indigne la communauté locale : la profanation de la tombe d’un membre de la famille de Victor Nzuzi Mbembe, inhumé depuis 1956.
Une profanation qui ravive le traumatisme
Ce forfait, perpétré par des individus non identifiés à seulement 8 km de la mission de Nkolo, ne représente pas qu'un simple fait divers. Pour Victor Nzuzi Mbembe, le choc est total :
« C’est un acte immoral et indigne. Les ossements de mon oncle ont été dérangés, son repos éternel brisé par des inciviques. C'est une épreuve profondément traumatisante pour notre famille. »
Le spectre de l'impunité
Au-delà de l'émotion, cette affaire soulève une vive polémique sur l'efficacité de la justice locale. Ce nouvel incident fait écho à une affaire similaire survenue il y a six mois à Tava/Zamba. À l'époque, des suspects avaient été appréhendés avant d'être, selon les témoignages, remis en liberté sans procès.
Pour les proches des victimes, le lien de cause à effet est évident. « Ils circulent librement. Nous sommes convaincus que c'est la même équipe qui a frappé à Kinti. Cette impunité les encourage à la récidive », déplore Victor Nzuzi Mbembe.
Appel à une intervention urgente des autorités
Face à ce qui ressemble désormais à une série criminelle ciblée, les notables et les familles du secteur de Kwilu-Ngongo sortent du silence. Ils exigent :
L'ouverture immédiate d'une enquête technique et judiciaire pour identifier les auteurs de l'acte de Kinti.
La réactivation des dossiers en suspens afin que les précédentes profanations ne restent pas impunies.
Un renforcement de la sécurité dans les zones rurales entourant les groupements de Makuta et Nkolo Tava.
« Profaner une tombe, c’est attaquer notre mémoire et le lien sacré avec nos ancêtres », rappelle un notable local. Aujourd'hui, entre colère et psychose, la population de Mbanza-Ngungu attend des signaux forts de la part des autorités pour que cesse enfin ce cycle de profanations. Temoin de l’événement : Frédéric Nkedi
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